Le jeune écureuil recueilli en mai dernier n'a toujours pas été relâché ....
Nous le trouvons encore trop empôté pour être livré à lui même.. enfin bon pas vraiment puisque c'est un vétérinaire qui prend le relai en les relâchant dans son jardin, gîtes et couverts étant assurés... mais quand même.. Nono (c'est le nom que je donne à ce ptit bout tout mignon) n'est toujours pas au top.
Méa Culpa, méa maxima culpa.
En effet, c'est moi qui en ai eu la garde dès le départ, alors qu'il n'avait pas encore ouvert les yeux sur notre vaste monde.. et je pense l'avoir trop cocooné pendant le mois ou m'en suis occupée.
Depuis son retour au centre, nous avons tout fait pour qu'il devienne méfiant envers l'être humain. Nous l'avons tout d'abord isolé dans un box, puis dès qu'il a été assez grand, nous ne lui avons rendu visite qu'un jour sur deux pour la nourriture et l'eau. Sans une parole, sans un contact.
La leçon a tirer de tout ça, c'est qu'avec les hérissons, on peut avoir beaucoup de contact, ils oublient très vite.. mais pour les écureuils, l'imprégnation humaine est assez rapide, donc, il faut éviter les caresses et les calins, les paroles, les jeux. (frustrant? non. il suffit juste de l'imaginer plus tard, libre comme le vent...)
Je ne sais pas s'il est devenu méfiant, mais le petit animal est redevenu sauvage et c'est très bien ainsi.
il ne semble pas me reconnaître et montre des signes ostentatoires de mécontentement lorsque j'ose pénêtrer dans son antre.
Malgré tout, nous allons bientôt pouvoir lui dire au revoir et le rendre à cette vie sauvage à laquelle il appartient.
U know what? I'm happy!